Les marchés boursiers mondiaux connaissent une chute vertigineuse, les investisseurs étant particulièrement sensibles aux déclarations sur les droits de douane et les tensions économiques internationales. À l’instar des crises passées, cette situation soulève la question d’un éventuel krach boursier. Si l’on constate des baisses dramatiques, la situation diffère des krachs historiques dans sa portée et sa rapidité. Quelles en sont les causes et les conséquences pour les économies mondiales ?
Depuis début avril 2025, la majorité des Bourses mondiales ont enregistré des baisses spectaculaires, certaines dépassant les 10 % sur les principaux indices. Des places boursières européennes, telles que le DAX à Francfort ou le CAC 40 à Paris, ont dévissé de manière impressionnante. Ce phénomène a également affecté les marchés asiatiques, avec des baisses records à Hong Kong et Shanghai. Les raisons de cette chute résideraient principalement dans la politique commerciale de Donald Trump, marquée par l’instauration de nouveaux droits de douane. L’instabilité engendrée par ces mesures économiques exacerbe la crainte d’une récession mondiale.
Est-il question d’un krach boursier ou d’une simple crise ?
La définition exacte de ce qu’est un krach boursier reste floue. En général, il s’agit d’un effondrement des marchés de plus de 10 %, souvent accompagné de panique généralisée chez les investisseurs. Mais tous les analystes ne s’accordent pas sur le fait qu’on assiste à un véritable krach. Certains observateurs, comme Alexandre Baradez d’IG France, relativisent, soulignant que bien que les pertes soient importantes, elles ne rivalisent pas avec celles observées lors de crises passées comme celle de 2008 ou du Covid-19 en 2020.
Les mouvements récents sont toutefois comparés à ceux de la crise des subprimes en 2008 et de la pandémie de Covid-19 en 2020, notamment en raison de leur rapidité et de leur ampleur. Cela témoigne d’un climat de peur et de nervosité croissante parmi les acteurs du marché, une caractéristique d’un krach, même si ce dernier n’est pas encore pleinement avéré.
Les marchés européens et américains sont sous pression
Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a enregistré une chute de près de 11 % depuis le 2 avril, effaçant des milliers de milliards de dollars en capitalisation boursière. Cette chute a été alimentée par la politique protectionniste des États-Unis, et en particulier par la menace de guerres commerciales liées aux droits de douane. L’indice Nasdaq, centré sur les valeurs technologiques, a également plongé, signalant que les investisseurs avaient pris peur face à un environnement économique mondial de plus en plus incertain.
En Europe, la situation est similaire. En Allemagne, le DAX a chuté de 10,71 % en une semaine, et le FTSE 100 de Londres a subi une perte de plus de 10 %. Si l’on remonte à la période de mars 2020, au début de la pandémie, ces niveaux de baisse n’étaient pas inconnus, mais aujourd’hui, la situation semble plus incertaine avec des inquiétudes supplémentaires concernant le commerce mondial.
L’Asie assiste à la plus forte baisse depuis 1997
L’Asie, quant à elle, a particulièrement souffert de cette instabilité. En Chine, les indices de Shanghai et Shenzhen ont plongé de 7,34 % et 9,66 %, respectivement, pendant que Hong Kong a enregistré une chute de 13,22 %, sa plus forte baisse depuis la crise financière asiatique de 1997, comme le rapporte Actu.fr. Ce qui inquiète particulièrement les marchés asiatiques, c’est le manque de clarté concernant l’impact direct des mesures économiques prises par les États-Unis sur leurs économies, déjà fragilisées par des tensions internes et externes.








