Impôts : comment maximiser ses économies fiscales après le mariage

Le mariage entraîne des conséquences directes sur la déclaration d’impôts des conjoints, notamment en matière de revenus et de prélèvement à la source.

Publié le
Lecture : 2 min
L'image montre deux mains entrelacées avec des bagues de mariage, symbolisant l'impact du mariage sur les impôts, notamment en matière de déclaration fiscale commune.
Impôts : comment maximiser ses économies fiscales après le mariage | Econostrum.info

Lorsqu’un couple se marie, il doit déclarer ce changement à l’administration fiscale, une étape essentielle pour adapter le calcul des impôts. Que ce soit pour l’impôt sur le revenu, les impôts locaux ou l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), le mariage modifie la manière de déclarer et de payer les impôts. Le système du quotient familial, par exemple, permet souvent une réduction d’impôts pour les couples, mais cela dépend de la situation de chaque foyer fiscal.

Dès qu’un couple se marie, il doit informer l’administration fiscale. Cette déclaration permet de modifier le taux de prélèvement à la source. Il est conseillé de faire cette déclaration dans les 60 jours suivant le mariage pour éviter tout ajustement surprise en fin d’année, rappelle Capital. Cette démarche est entièrement dématérialisée et peut être réalisée directement sur impots.gouv.fr. Une fois la déclaration effectuée, le couple bénéficie d’un taux de prélèvement recalculé, prenant en compte les revenus du ménage et le quotient familial.

Les avantages du mariage pour les impôts

L’un des principaux avantages du mariage est l’application du quotient familial, qui permet d’ajuster le montant de l’impôt en fonction du nombre de parts fiscales dans le foyer. Cette répartition des parts peut permettre aux couples ayant des revenus déséquilibrés de payer moins d’impôts en répartissant les revenus sur plusieurs parts, contrairement aux célibataires. Cependant, si les deux conjoints ont des revenus élevés et similaires, la situation fiscale pourrait être moins favorable, car le système du quotient familial peut réduire cette répartition d’impôt de manière moins avantageuse.

Les époux peuvent opter pour une déclaration séparée de leurs revenus, mais cela ne peut être fait que pour l’année de leur mariage. Au-delà de cette première année, ils doivent obligatoirement effectuer une déclaration commune. La déclaration séparée est parfois choisie par des couples dont les revenus sont très différents. Cependant, la déclaration commune est souvent plus avantageuse car elle permet de bénéficier de l’application du quotient familial. En revanche, les couples mariés peuvent également choisir d’effectuer une déclaration séparée si cela leur permet de réduire leur imposition.

Impacts sur les autres impôts

Le mariage a également un impact sur certains impôts locaux comme la taxe d’habitation et la taxe foncière. Par exemple, si le couple est propriétaire d’un bien immobilier, la taxe foncière sera calculée sur la base de la propriété commune, avec un avis d’imposition unique. Le mariage peut aussi affecter l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), en réunissant les patrimoines immobiliers des deux conjoints, sauf en cas de régime de séparation de biens.

Le mariage modifie considérablement la manière dont les impôts sont calculés et payés, qu’il s’agisse de l’impôt sur le revenu, des impôts locaux ou de l’IFI. Si le mariage permet souvent de bénéficier d’une imposition plus favorable grâce au quotient familial, il implique aussi de nouvelles démarches administratives. Il est important pour les couples mariés de bien comprendre les différentes options disponibles pour optimiser leur situation fiscale et ne pas négliger les démarches nécessaires auprès des services fiscaux.

Laisser un commentaire

Partages