La grande distribution et ses fournisseurs ont finalisé leurs négociations pour 2025, aboutissant à une stabilité générale des prix. Mais derrière cette moyenne, des hausses et des baisses notables se profilent. Le chocolat, le café et le jus d’orange devraient voir leurs tarifs grimper, tandis que les pâtes et les produits d’hygiène bénéficieront de baisses. Ces évolutions ne seront toutefois visibles en rayon qu’à partir d’avril.
Plusieurs aliments essentiels vont coûter plus cher en raison de la conjoncture mondiale. C’est notamment le cas du chocolat, dont le prix a déjà bondi de 10 % en février 2024. Cette flambée est due à l’explosion des cours du cacao, causée par une offre insuffisante face à une demande en constante hausse. Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, confirme que ces augmentations continueront d’impacter les produits chocolatés dans les mois à venir.
Le café et le jus d’orange sont également touchés. Au Brésil, une sécheresse historique a affecté les plantations d’orangers, réduisant fortement la production. Le Vietnam et le Brésil, premiers producteurs mondiaux de café, ont également subi de mauvaises récoltes ces deux dernières années, ce qui a entraîné une montée des prix. Selon Jean-François Loiseau, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), ces hausses sont inévitables et seront répercutées sur les consommateurs.
En février, le café torréfié avait déjà augmenté de 5 %. Les produits laitiers connaîtront aussi une hausse modérée. François-Xavier Huard, président de la Fédération nationale de l’industrie laitière, évoque une augmentation de quelques centimes sur les yaourts, camemberts et fromages, rapporte La Provence. Cette hausse vise notamment à mieux rémunérer les éleveurs et à refléter les coûts de production croissants dans la filière.
Les produits dont les prix vont baisser
Bonne nouvelle pour les consommateurs, certains produits devraient voir leur prix reculer dans les prochains mois. C’est le cas des produits d’hygiène et d’entretien, qui ont déjà enregistré une diminution de 2,7 % en février. Cette baisse est en grande partie liée à la fin des méga-promotions imposées depuis mars 2024, qui ont forcé les distributeurs à ajuster leurs marges pour rester compétitifs.
Autre catégorie concernée : les pâtes. Grâce à une production mondiale de céréales en forte hausse, les prix du blé ont reculé, permettant aux fabricants de proposer des tarifs plus avantageux. Ce phénomène devrait se poursuivre dans les mois à venir, soulageant le budget alimentaire des ménages.
Quand ces changements de prix seront-ils visibles ?
Si les négociations commerciales sont terminées, leurs effets ne seront pas immédiats. Selon Emily Mayer, directrice des études au cabinet Circana, ces évolutions tarifaires prendront plusieurs semaines avant de se répercuter dans les rayons. Les consommateurs devront donc patienter jusqu’en avril pour voir les baisses et hausses de prix s’appliquer aux produits concernés.
Face à ces changements, il devient essentiel pour les ménages d’adapter leurs habitudes d’achat en fonction des tendances du marché. Si certains produits du quotidien deviendront plus chers, d’autres offriront des opportunités d’économies intéressantes dans les mois à venir.








