Fiscalité : les ménages qui devront payer plus d’impôts en 2025

Le gouvernement prépare des ajustements fiscaux dans le cadre du budget 2025. Si certains contribuables verront leur situation stabilisée grâce à l’indexation des tranches d’imposition sur l’inflation, d’autres payeront plus d’impôts. Une taxation exceptionnelle des hauts revenus et des patrimoines est envisagée pour renforcer les recettes fiscales, dans un contexte de redressement des finances publiques.

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Des déclarations d'impôts, une calculatrice est des billets d'argent pour symboliser la fiscalité
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Le budget 2025 apportera des changements significatifs en matière d’impôts. Tandis que l’indexation des tranches protégera les ménages modestes, les hauts revenus et patrimoines seront davantage mis à contribution pour soutenir les finances publiques.

Le Premier ministre François Bayrou a dévoilé les grandes lignes du prochain budget lors de sa déclaration de politique générale, suivie des précisions du ministre de l’Économie, Éric Lombard. Selon ces annonces, le budget 2025 s’efforcera de trouver un équilibre entre stabilité pour les classes moyennes et contribution accrue des ménages les plus aisés.

Indexation des tranches sur l’inflation

Pour la majorité des ménages, l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation sera reconduite. Les seuils des tranches fiscales seront relevés de 2 %, permettant d’ajuster les impositions au coût de la vie. Cette mesure, initialement introduite par le précédent gouvernement, empêchera une augmentation mécanique des impôts pour environ 18 millions de contribuables, dont 400 000 ménages qui auraient autrement été soumis à l’impôt pour la première fois.

Le gouvernement envisage de réintroduire une taxation exceptionnelle sur les hauts revenus. Cette contribution, appelée « contribution différentielle sur les hauts revenus » (CDHR), ciblerait les foyers ayant des revenus supérieurs à 250 000 € par an (ou 500 000 € pour un couple). Fixée à un taux minimal de 20 %, cette mesure pourrait rapporter environ 2 milliards d’euros en impôts entre 2024 et 2026.

Le ministre Éric Lombard a toutefois indiqué que cette contribution serait temporaire et remplacée, dès 2026, par un dispositif pérenne visant à lutter contre l’optimisation fiscale injuste. Les détails de cette réforme à long terme restent encore à préciser, mais elle pourrait inclure de nouvelles mesures ciblant les grandes fortunes et les niches fiscales.

Plus d’impôts pour les hauts patrimoines ?

Outre les revenus élevés, les ménages détenant des patrimoines importants pourraient être davantage sollicités. Le gouvernement prévoit de vérifier que les Français les plus fortunés contribuent équitablement au budget national en combinant l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et les taxes sur les plus-values.

Ces ajustements fiscaux suscitent des réactions contrastées. Si l’indexation du barème est saluée comme une mesure de justice sociale, la taxation exceptionnelle des hauts revenus et patrimoines fait débat. Certains estiment qu’elle répond à une nécessité de solidarité, tandis que d’autres craignent qu’elle ne pénalise l’investissement et l’attractivité économique.

Alors que le gouvernement vise un redressement des finances publiques, ces décisions fiscales marquent une nouvelle étape dans la gestion des inégalités et la redistribution des efforts budgétaires pour 2025.

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