Selon les derniers chiffres de la Banque de France, le patrimoine financier des ménages français a atteint un record sans précédent. Une situation due en particulier à l’épargne, qui augmente malgré les difficultés financières rencontrées par les foyers.
Fin décembre 2024, le montant du patrimoine financier des ménages en France était de 6 356,4 milliards d’euros, selon le bilan de la Banque de France. Un montant conséquent, qui représente 109 milliards d’euros supplémentaires comparés à l’an dernier. Cette somme est deux fois plus élevée que la dette publique française, et jusqu’à deux fois et demie de plus que la capitalisation boursière totale des entreprises du CAC 40.
Ce montant a connu une hausse de 1,7 % sur un an, mais a cependant baissé de 1 % en comparaison avec la fin du 3e trimestre de 2024. Il marque un chiffre record pour la richesse financière des ménages français, s’appuyant principalement sur l’épargne, qui a atteint un taux de 18 %.
Les placements réglementés alimentent le patrimoine financier des français
Cette tendance est essentiellement portée par les placements réglementés, notamment le livret A, le LDDS ainsi que les assurances vie et les fonds euros. Toutefois, selon la Banque de France, l’assurance vie fait partie des solutions d’épargne les plus sollicitées, rassemblant avec les plans d’épargne retraite (PER) un total de 2 089 milliards d’euros épargnés. Elle est suivie des participations et actions non cotées qui atteignent 1 405 milliards d’euros, puis l’épargne réglementée avec 955,7 milliards d’euros et les comptes courants non rémunérés avec 550 milliards d’euros.
L’assurance vie, un placement critiqué pour ses frais et sa rentabilité
Malgré ces chiffres records, atteints grâce à l’assurance vie, ce placement est loin de faire l’unanimité. Les députés Jean-Philippe Tanguy (RN) et François Jolivet (Horizons) ont publié un rapport qui dénonce le manque de rentabilité de ce placement, ainsi que ses frais élevés, comme le rapporte BFMTV. Ils s’appuient sur un rapport de Better Finance, qui indique que « Entre 1999 et 2021, les contrats d’assurance vie en unités de compte ont connu une performance catastrophique, soit une perte moyenne de -8 % ».
Rappelons que d’un point de vue fiscal, l’assurance vie n’est plus considérée comme un placement avantageux. En raison de la taxe forfaitaire de 7,5 % qui s’applique actuellement sur ce placement, son avantage fiscal est réduit à 5,3 % seulement. De plus, placer de l’argent dans une assurance vie peut faire grimper le Revenu fiscal de référence de l’épargnant, le privant ainsi de certaines aides sociales. En augmentant, le RFR peut aussi priver les ménages de l’exonération de la taxe foncière. Il est donc recommandé de mesurer l’impact des contrats d’assurance vie avant de souscrire pour éviter les mauvaises surprises.








