La suspension de la réforme des retraites de 2023 continue de produire ses effets. Après plusieurs ajustements, un nouveau calendrier des départs anticipés pour carrière longue se précise, avec des conséquences concrètes pour les générations nées autour de 1965 et 1966. Ces évolutions concernent les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans, directement touchées par les modifications successives du dispositif, comme le rapporte le magasin Notre Temps.
D’après les informations communiquées par l’Assurance retraite, le nouveau calendrier repose sur un projet de décret encore en attente de publication officielle. Celui-ci revoit les âges de départ anticipé initialement envisagés après la réforme.
Pour les assurés nés en 1964 ayant commencé à travailler avant 20 ans, l’âge de départ est désormais fixé à 60 ans et 6 mois, soit un retour au niveau en vigueur avant la suspension. La même logique s’applique aux personnes nées entre le 1er janvier et le 30 novembre 1965, avec un âge établi à 60 ans et 9 mois.
Ces ajustements traduisent un retour partiel aux anciennes règles. La suspension de la réforme ne concerne pas de manière uniforme l’ensemble des assurés, puisqu’elle dépend de la date d’entrée en vigueur du dispositif, fixée au 1er septembre 2026, comme le précise Notre Temps.
La génération 1966 première réellement concernée
Le texte dispose que « dans la mesure où le décalage de l’âge légale s’applique aux retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, seuls les assurés nés à compter du 1er décembre 1965 pourront bénéficier de l’abaissement de l’âge d’ouverture de droit à la retraite anticipée pour carrière longue ».
Ainsi, les personnes nées entre le 1er décembre et le 31 décembre 1965 voient leur âge de départ fixé à 60 ans et 8 mois. Cette génération constitue une phase de transition, mais c’est surtout celle née en 1966 qui apparaît comme la première pleinement concernée par la suspension. Pour elle, l’âge de départ est fixé à 60 ans et 9 mois, soit trois mois de moins que ce que prévoyait la réforme initiale.
Ce décalage s’explique par un élément technique : au moment de l’entrée en vigueur de la suspension, certaines générations avaient déjà atteint les seuils d’âge définis auparavant. Pour ces assurés, le gel de la réforme n’a donc pas d’effet concret.
Au-delà de 1966, le calendrier prévoit une progression progressive de l’âge de départ, avec une hausse de trois mois par génération. L’âge atteindrait ainsi 61 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1970, sauf évolution après les échéances politiques de 20270
Malgré ces ajustements, un point demeure inchangé : le nombre de trimestres requis pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Celui-ci continue de suivre la trajectoire fixée par les réformes précédentes.








